La cure de jouvence de NewB 13/02/2020 . Stéphane

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« Comment expliquez-vous le succès de votre campagne de capitalisation ? »

La question est récurrente et nous avons essayé d’y apporter une réponse dès la campagne finie. En bon·ne·s futur·e·s banquier·e·s, nous avons assemblé tous les chiffres récoltés lors de la campagne et avons commencé à tracer courbes, bâtonnets et autres camemberts, dont les couleurs vives ont dessiné une « photo de famille » aussi surprenante que réjouissante.

 

La « photo de famille » de NewB : en vert les coopératrice·teur·s « historiques », en rouge les nouveaux·elles qui ont investi lors de la campagne et en gris les coopératrice·teur·s « historiques » qui n’ont pas investi pendant la campagne.

 

Lorsqu’on observe ce cliché, on remarque que les adolescents et jeunes adultes se bousculent pour être au premier rang de la photo. L’âge le plus représenté parmi les « nouvelles têtes » est de 29 ans. Ils et elles n’avaient donc que dix-huit ans lorsque la crise de 2008 a éclaté !

 

Cette photo laisse à penser que ces jeunes arrivant·e·s veulent avant tout changer la banque pour de bon, et ce plutôt aujourd’hui que demain. Ils et elles semblent avoir bien compris l’enjeu derrière la campagne : l’opportunité était unique et il n’était pas question d’attendre une ou deux générations de plus avant qu'elle se présente à nouveau !

 

 

L’emballement de la campagne en nombre d'investisseur·euse·s, du 24 au 27 novembre

 

Autre fait marquant dévoilé par nos chiffres : c’est lors des derniers jours de la campagne, quand notre compteur a commencé à s’emballer, que sont arrivé·e·s en masse ces jeunes coopérateur·rice·s avides de changement. On pourrait, pour justifier cette observation, gloser sur l’effet « boule de neige » des réseaux sociaux, sur une certaine forme de procrastination ou encore sur les organisations spontanées de groupes de soutien à NewB dans les universités. Mais finalement, peu importe : retenons que des milliers de jeunes coopérateur·rice·s nous ont rejoint dans un élan inédit au cours des derniers jours de la campagne.

 

Et c’est là l’un des principaux enseignements que nous retirons de ces heures passées à faire parler les chiffres : le profil-type – et, par conséquent, les attentes – des coopérateur·rice·s de NewB a fortement changé depuis la création de la coopérative.

 

Lorsque NewB a vu le jour en 2011, le regard de ses fondateurs était tourné vers le passé. Un regard empreint de la nostalgie d’un certain monde bancaire qui avait rendu son dernier souffle en 2008. Les coopérateur·rice·s historiques, qui nous ont rejoint pour la plus grande partie en 2013, avaient connu les banques coopératives, reçu en cadeau de leur banque un sac de sports « club 001 » et parlaient avec émotion de la CGER, la COB ou la Générale de Banque.

 

Pour cette nouvelle vague de coopérateur·rice·s, la nostalgie n’a certainement pas été la motivation principale. Changer le monde, c’est avant tout accepter de se débarrasser d’un héritage trop encombrant. Celles et ceux qui ont grandi et mûri dans un monde marqué par les blessures de 2008 ne se tournent pas vers le passé pour trouver des solutions mais exigent de nouvelles réponses pour davantage de durabilité, de simplicité et de transparence.

 

Jeune ou vieux, riche ou non, la réussite de NewB est aujourd’hui entièrement entre nos mains à toutes et tous. Elle se mesurera par notre capacité à faire fonctionner notre coopérative autrement, simplement et de manière inclusive.

Nous sommes confiant·e·s : il y a plus dans 116.000 cerveaux que dans vingt.