NewB : l’idée d’une banque différente 25/04/2019 . Matthias

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Pour NewB, 2019 a commencé par l’introduction d’une demande d’agrément auprès de la Banque nationale de Belgique (BNB). Ce dépôt formel fait suite à des années de travail préparatoire intensif. Le dossier doit maintenant être étudié par l’autorité de contrôle qui décidera dans les 12 mois si, oui ou non, NewB pourra obtenir une licence bancaire en 2020.

Au départ de NewB, un double constat.

Le projet de créer une banque coopérative éthique nait d’un double constat. Le premier est l’homogénéité frappante du marché bancaire en Belgique. Le nombre de banques en Belgique s’élève à 90. Parmi elles, 75 sont des succursales ou des filiales de banques étrangères. En Belgique, pas moins de 83 % des banques sont d’origine étrangère [1].Autre angle d’analyse, la forme sociale des banques et leur modèle bancaire. Les banques coopératives sont peu répandues en Belgique. La grande majorité sont des sociétés à actions [2]. On ne peut donc pas dire que le paysage bancaire belge soit diversifié, que du contraire.

Le deuxième constat, plus fondamental, est l’incapacité des grandes banques conventionnelles à faire évoluer la pratique de leur métier pour tenir compte des nécessités et attentes de plus en plus en criantes de la société. Comment justifier qu’en 2016-2017, une grande banque présente en Belgique a continué à financer à hauteur de 12,8 milliards d’euros les énergies fossiles et seulement à hauteur de 3,3 milliards d’euros les énergies renouvelables [3] ?  Dix ans après la crise de 2008, nous restons avec le même constat amer : les banques conventionnelles demeurent incapables d’œuvrer en faveur de la transition sociale et écologique dont nos sociétés ont besoin. 

NewB, c’est une tentative de réponse cohérente à ce double besoin, en créant une banque locale, résolument coopérative, et qui œuvre à un modèle de société respectueux de la planète et de ses habitants. Et si le modèle fonctionne, que celui-ci serve d’exemple pour le reste du secteur.

Des exemples inspirants à l’étranger.

Et pourtant, ailleurs en Europe, la situation est bien différente. Si la tendance générale est à la diminution du nombre de banques ou à la fusion des banques existantes [4], certains pays se démarquent par la diversité des acteurs en présence. C’est le cas de l’Allemagne par exemple. Les 400 banques d’épargnes publiques y jouent un rôle important dans le financement de l’économie régionale et il en va de même pour les 900 banques coopératives dans le financement de projets de leurs coopérateurs [5]. Même constat pour le petit voisin autrichien. L’Autriche, c’est environ 600 banques et une diversité d’acteurs impressionnante : banques privées, banques de crédit hypothécaire publiques, banques coopératives ou caisses d’épargne par exemple. Ne pas laisser l’entièreté du marché dans les mains d’une poignée de banques privées, comme en Belgique, c’est donc apparemment possible. 

Si les banques coopératives sont monnaie courante dans certains pays, il faut certes nuancer leur capacité à être toutes des acteurs éthiques exemplaires. Si fondamentalement, les banques coopératives ont des logiques de gouvernance collective et qu’elles répondent aux besoins économiques concrets de leurs membres, certaines ont pu tomber dans les dérives des banques conventionnelles. A l’étranger, certaines banques coopératives sont cependant de réelles sources d’inspiration pour NewB. C’est le cas par exemple de la banque GLS en Allemagne [6] (50.000 membres), de Banca Popolare Etica en Italie [7] (50.000 clients), du Crédit Coopératif en France [8] (300.000 clients) ou de Ekobanken en Suède [9]

Comment NewB compte faire la différence ?

S’il existe des banques coopératives éthiques chez nos voisins, pourquoi ne pas en créer une en Belgique ? C’est le pari ambitieux de NewB. Dès le début, l’ADN de la future banque a été fixé :

1.    Un cadre coopératif qui permet une gouvernance horizontale. Chaque coopératrice et coopérateur dispose en effet d’une voix à l’AG quel que soit le capital qu’il ou elle a investi. Ce fonctionnement coopératif permet d’instaurer de la participation, de la transparence et un contrôle démocratique au sein de NewB. 
2.    13 valeurs inscrites au sein des statuts [10], qui forment une matrice que les organes de NewB sont tenus de suivre dans l’organisation de la gouvernance et le développement des services bancaires.
3.    Un comité sociétal, un comité indépendant élu par l’assemblée générale, qui a pour mission de veiller à ce que les orientations et les décisions prises au sein de NewB restent conformes à ces 13 valeurs.
4.    Enfin, une série de règles internes interdisent les voitures de société et les bonus, qui limitent les salaires ou imposent une sobriété stricte (des bureaux de l’équipe aux diners professionnels par exemple).

Répondre à un besoin sociétal et individuel

Une banque comme NewB doit pouvoir répondre à un double besoin. Avant tout, à un besoin sociétal urgent de changer la finance pour construire le meilleur monde de demain. Mais pour qu’elle puisse vraiment faire la différence, répondre aux besoins concrets des citoyens. Elle doit pouvoir devenir la banque pour les besoins financiers de base qu’ont Monsieur et Madame tout le monde. La bonne nouvelle, c’est que NewB entend dès son démarrage être cette banque simple. Avec un compte à vue et une carte de débit pour effectuer les transactions quotidiennes, un compte épargne qui garantit que l’argent déposé est employé à des fins éthiques et durables, ainsi que des prêts, à court terme dans un premier temps. 

Une chance unique ?

Parce que créer une banque est un défi de taille, la réponse devra impérativement être collective, surtout dans le cas de NewB. La dernière création de banque en Belgique remonte à il y a plus de 60 ans avec Argenta, nous sommes actuellement face à une opportunité historique. Car l’état actuel de NewB laisse pour la première fois espérer qu’une concrétisation du projet est vraiment possible. Le compte à rebours est donc lancé. Plus que jamais, en 2019, nous devons faire en sorte que ce projet collectif soit porté par le plus grand nombre.

Si vous ne l’êtes pas encore, devenez dès aujourd’hui coopératrice ou coopérateur pour 20€  et contribuez à changer la banque pour de bon en quelques clics.

 

[1] Contre 53 % aux Pays-Bas, 41 % en France et 8 % en Allemagne. Voir « facts & figures 2016-2017 » de Febelfin. Consultable sur https://www.febelfin.be/fr/chiffres/le-secteur-financier-belge-en-detail

[2] Selon « Les banques établies en Belgique : Données individuelles pour l'exercice 2016 » de Febelfin. Consultable sur https://www.febelfin.be/fr/chiffres/chiffres-individuels-par-banque

[3] Selon le dernier rapport d’Oxfam France publié en novembre 2018 intitulé « Banques françaises, les fossiles raflent la mise ». Consultable sur https://www.oxfamfrance.org/wp content/uploads/2018/11/BanquesFrancaises_Fossiles_Nov2018.pdf

[4] Cf. https://www.ebf.eu/facts-and-figures/structure-and-economic-contribution-of-the-banking-sector/

[5] Cf. « Germany’s banking sector: facts & figures » (Septembre 2018): https://www.ebf.eu/germany/

[6] Voir le site de GLS Bank : https://www.gls.de/privatkunden/gls-bank/ueber-uns/

[7] Voir le site de Banca Etica : https://www.bancaetica.it/idee-et-finalites

[8] Voir le site du Crédit Coopératif : https://www.credit-cooperatif.coop/

[9] Voir le site d’Ekobanken : https://www.ekobanken.se/en/

[10] Voir https://www.newb.coop/fr/values

 

Offre publique exemptée de prospectus en vertu de l’article 7, § 1, 2°, a), de la loi du 11 juillet 2018. Montant maximum de l’offre publique : 3.500.000 €. Montant maximal en parts B pouvant être souscrit et détenu (à partir du 15 novembre 2018) (i) par des personnes physiques : 20 € (ii) par des personnes morales : 100 €. La part de coopérateur est un produit d’investissement semblable à une action et comporte des risques. Pour plus d’informations, veuillez consulter la note d’information publiée par la FSMA et disponible sur le site internet www.newb.coop.